Étiquette : Libarté !

  • La libarté selon André Pratte

    Alignés derrière André Pratte, maître à penser-petit de la secte libérale, les membres du caucus du PLQ viennent de pondre (je suis poli…) une pièce d’anthologie en matière de sophisme absurde.

    Derniers à reconnaître, et du bout des lèvres, la réalité du déclin du français au Québec, les libéraux prétendent maintenant vouloir se porter au secours de notre langue — pas gênés de revêtir de la sorte le costume du proverbial pompier pyromane. Leur analyse du problème ? : C’est la faute à la loi 96. (D’aucuns, parmi les plus ardents et sincères défenseurs du français au Québec, font le même constat, estimant que cette loi est insuffisante pour en enrayer le déclin.)

    Les libéraux ciblent donc la loi 96. Auraient-ils enfin compris ? Minute. Eux, ils trouvent qu’elle… va trop loin ! Raisonnement prattien classique : le français décline, c’est sûrement à cause de la loi 96, donc, abolissons-la. Tout va s’arranger tout seul.

    La digue ne suffit plus à contenir l’inondation, enlevons la digue. Gaahh.

    C’est à peine croyable qu’ils soient encore capables de pareilles ratiocinations. Pratte ne fait même plus l’effort d’essayer d’avoir l’air logique. On dit n’importe quoi et son contraire, et on s’en satisfait.

    Slogan : décréter quels cégeps les citoyens auront le droit de fréquenter, ça revient à dire quoi faire, à des adultes.

    Ben oui, Chose. En passant, toutes les lois disent aux adultes quoi faire. L’ex-sénateur serait-il devenu anarchiste ? Libarté !

    Mais non, juste une contradiction de plus. C’est ce qui arrive fatalement quand on cherche à berner en même temps des électorats aux aspirations opposées. Une ligne ici pour les nationalistes, une ligne contraire là pour les angryphones. Laquelle est sincère ? Aucune, évidemment.